Nord Kivu/ enseignement: Luc GBAWEZA KABANGO fait son cheval de bataille les élèves et enseignants déplacés de guerre

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Au cours d’une interview accordée à la ronde info, le Directeur provincial de l’EPST Nord Kivu 1 Luc GBAWEZA KABANGO a expliqué une tournée qu’il a effectuée dans des écoles abritant les enseignants et élèves déplacés de guerre du Nord Kivu. Cela dans l’objectif de s’imprégner de la situation et surtout palper du doigt la réalité et voir comment y remédier. Sa tournée a concerné les élèves déplacés encadrés à Don Bosco, mais aussi ceux là de l’école primaire SURA, une école de la 55ème CEBCE basée à MUDJA dans le territoire de Nyiragongo.

<<À Don Bosco, j’ai eu à m’entretenir avec les pères qui gèrent cette entité Là il y a une insuffisance des classes. Puisque il y a 1113 enfants déplacés. Conformément aux normes et standards et tenant compte de nombre d’élèves par classe, il faut au moins 21 classes, pour permettre qu’on puisse bien contrôler les enseignements et apprentissage. Mais il n’y a que dix classes qui sont organisées. C’est à dire dix abris , des espaces temporaires d’apprentissage construits en faveur de ces enfants. Il faut ajouter dix à onze classes pour permettre à ce que les enfants puissent étudier normalement. Les enseignements se dispensent sauf que les enseignants sont débordés>>. Explique cette autorité scolaire.

À cette question, le Directeur provincial de l’EPST Nord Kivu Luc GBAWEZA KABANGO pense qu’il suffit tout simplement d’avoir des bâches pour ériger les murs et les es tôles pour la couverture. Là on aura déjà répondu à cette préoccupation étant donné que les espaces temporaires d’apprentissage ne sont pas des salles de classe qu’il faut ériger en dur. Y mettre des tableaux noirs et des pupitres pour permettre à ce que les enfants soient à l’aise. Ça ne demande pas assez des moyens pour construire des salles de classe classiques, C’est en guise d’un abri temporaire, pour accueillir ces enfants. Mais qu’elles répondent d’abord aux normes exigées par le gouvernement.

Concernant l’école primaire SURA une école de la 55ème CEBCE en provenance de Rutshuru basée à MUDJA, certains enseignants qui y prestaient ont rebroussé chemin , regagnant Rutshuru, leur milieu d’origine. Au motif qu’ils ont été interpellés par leur coordination, ce qui reste a vérifier a précisé le Directeur Provincial de l’EPST Nord- Kivu1. Il poursuit que leurs écoles étant implantées dans les zones encore occupées par le M23, rentrer chez eux serait une façon de s’exposer aux danger. Vu cette injonction qui semble être donnée par la coordination, ce qui reste à vérifier, ces enseignants ont fini par abandonner les enfants au camp de MUDJA. Précisé Luc GBAWEZA KABANGO. Et de poursuivre que d’autres enseignants volontaires déplacés de guerre se sont jetés à l’eau pour sauver ce qui pouvait l’être, prouvant ainsi leur vocation.

<<C’est pour moi une joie, de voir qu’il y a encore des rares congolais volontaires, qui ont la vocation d’éduquer la jeunesse abandonnée. Et qu’ils volent au secours de celle ci. J’ai même pris langue avec les chefs d’établissement. Je leur ai promis que je vais appeler aussi leurs coordinateurs, y compris les chefs de sous divisions, pour une séance de travail. Que nous puissions voir dans quelle mesure nous pouvons appuyer ces enseignants volontaires, qui ont accepté d’encadrer les élèves dans des classes. Pour moi, c’est une satisfaction par rapport à ce qui a été fait.>> Confirme cette autorité scolaire.

C’est ainsi qu’il lance un SOS, un appel vibrant à ses partenaires qui appuient ces déplacés dans le territoire de Nyiragongo. Voir comment ils peuvent voler au secours à ces familles déplacées, surtout les élèves déplacés dans le camp de MUDJA où l’accès pose problème suite au mauvais état de chemin.

Le Directeur provincial de l’EPST Nord Kivu 1 invite ses partenaires à plus de vocation, à aimer l’enfant qui est leur remplaçant et qui va contribuer au développement de notre beau et cher pays. Donner à la jeunesse, une éducation de qualité. Et aux partenaires, de continuer à appuyer le système éducatif et d’être au cheveu des enfants surtout, dans des camps de déplacés, ou le problème est criant et les défis sont énormes.

Juvénal Murhula.

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